Entre 1950 et 2000 le PIB par tête a crû de 2.3% aux Etats-Unis, tandis qu’entre 2000 et 2018 la tendance fut deux fois moins importante. Cette tendance – aussi présente dans d’autre pays riches – montre en général que les politiques économiques ont échoué et qu’il faut dynamiser l’économie (capitaliste). Or, pour Dietrich Vollrath, de l’Université de Houston, ce « slowdown » est un signe que l’économie est en bonne santé.
Dans le courant du XXème siècle les avancées économiques étaient dues au capital humain, c’est-à-dire, la taille et les compétences de la force de travail. En entre 1919 et 1970 on est passé d’un dixième à quatre cinquièmes de diplômés. De nos jours, il y en a encore plus. Le Baby Boom dès 1945 et le travail des femmes dans les années 1970 et 1980 ont augmenté la force de travail. Ceci a fait augmenter le PIB d’un point chaque année jusqu’en 2000. Depuis lors, le capital humain a diminué, ce qui a réduit le PIB de 0.2 points chaque année.
Alors pour quelles raisons le capital humain s’est-il contracté ? Pour Dietrich Vollrath, il y a deux principales raisons. La première est que la force de travail d’alors a vieilli et qu’est à la retraite. La deuxième est que le niveau d’éducation a stagné et il y a moins de personnes pour remplacer les moins éduqués.
De plus Vollrath ajoute que ces tendances sont liées a de bonnes choses: les femmes souhaitent avoir moins d’enfants, ce qui reflète le fait qu’elles sont plus riches et qu’elles veulent avoir un contrôle sur leur fertilité.
Cependant, le capital physique ou humain n’expliquent pas entièrement le slowdown. Le reste de l’explication vient de ce que les économistes nomment en anglais « total factor productivity », TFP. On pense que les avancées technologiques sont à sec d’où un baisse de TFP, mais ce qu’il se passe, c’est que les activités économiques ont migrés vers des économies de services où les gains en productivité sont plus difficiles à atteindre. Malgré le fait que cela engendre un slowdown, le fait est que c’est un bon signe car les personnes consomment plus de services lorsqu’elles sont plus riches.
Aussi, on peut penser que le pouvoir de certaines entreprises sur certains marchés empêche les investissements. Vollrath n’est pas convaincu et pense qu’il a boosté la productivité.
Le titre original de l’article est « Slower is better ». Ce n’est pas très juste car cela implique qu’une baisse de la croissance est une bonne chose mais cela porte un autre signification : qu’il faut décroître, ou a-croître pour que ça soit mieux, d’où la nuance. Or d’après l’article c’est parce que c’est mieux qu’il y a un baisse de croissance.
Source: 2018, Slower is better, The Economist, January 25th-31st 2020, Vol. 434, N° 9178, pp.61-62
Source: 2018, Slower is better, The Economist, January 25th-31st 2020, Vol. 434, N° 9178, pp.61-62

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